VADO & VENGO

“Un nouveau projet où l’esprit marseillais se mêle aux influences napolitaines.”

TITRE
Vado & Vengo

Année
2022

“À travers ce projet, je souhaite interroger la manière dont l’identité se construit dans le mouvement, la transmission et la distance. Vado e vengo évoque à la fois le va-et-vient physique entre deux lieux et le mouvement intérieur de la mémoire, qui sélectionne, transforme et réinvente les souvenirs.”

Type de projet Installation artistique

Technique Transformation des éléments du quotidien en une scénographie sensible et immersive, où le vêtement, le linge et l’image deviennent des supports de récit.

Thématique Installation plastique, filmique et photographique autour de la mémoire, de la filiation et de l’identité méditerranéenne. Le projet associe créations textiles, portraits vidéos, et photographies de Caroline Feraud pour évoquer l’univers familial de Bacoli et les allers-retours entre Naples et Marseille.

Du linge qui sèche, Bacoli , juillet 2021

Note d’intention

Vado e vengo est né d’une expérience intime et récurrente : celle du déplacement entre deux rives, deux cultures, deux langues et deux manières d’habiter le monde. Mon histoire personnelle est marquée par ces passages entre la France et l’Italie, et plus particulièrement par mes séjours d’enfance à Bacoli, près de Naples, au sein de ma famille paternelle. Ce projet est un travail de mémoire. Il part de souvenirs sensoriels très précis : la mer, la lumière, les tissus, les corps au quotidien, les vêtements suspendus, les visages de famille, les couleurs de la Campanie. Ces images intimes deviennent ici matière artistique. Je cherche à les faire exister dans un espace d’installation où le textile et la photographie dialoguent pour composer un récit fragmenté, mais profondément incarné.

Présentation de Mimmo, Avril 2022

Dans l’atelier familial, Bacoli, Mai 2022

Conversation avec mon père, Bacoli, Juin 2022

Dans les petits carnets de chez Zia Coca, Pozzuoli, Juin 2022

Présentation du projet

Le projet prend la forme d’une installation immersive associant :

Des créations textiles

Des portraits filmés

Des photographies

Dispositif d’accrochage inspiré de l’univers domestique méditerranéen.

L’installation évoque un espace de vie simple et familier, proche de celui de Bacoli, où les vêtements sèchent, où les objets racontent la présence des corps, et où chaque élément porte une trace de vie. Les œuvres textiles sont suspendues comme du linge au soleil, tandis que les photographies viennent prolonger cette atmosphère en introduisant une autre strate de lecture : celle du regard, du souvenir et de la documentation.

Le projet ne cherche pas à illustrer un récit autobiographique de manière littérale. Il vise plutôt à traduire plastiquement une mémoire sensible, faite d’images incomplètes, de fragments familiaux et d’impressions durables.

Démarche plastique

Ma pratique s’appuie sur le dessin, la peinture, le textile et la vidéo. J’aime travailler la couleur comme une matière émotionnelle et symbolique. Dans ce projet, le textile devient un support essentiel, car il porte à la fois la dimension du quotidien, du corps et du souvenir. Le tissu suggère ce qui a été porté, touché, transmis, utilisé.

La photographie intervient comme un prolongement du regard. Elle permet de situer les œuvres dans un environnement, de mettre en relation l’installation avec les paysages de la Côte Bleue et de créer un aller-retour entre le lieu de mémoire et sa reconstitution artistique. Le dialogue entre image fixe et matière textile donne au projet une dimension à la fois sensible, narrative et plastique.

Je cherche ainsi à construire une forme ouverte, où l’autobiographie devient langage visuel, et où les traces du vécu se transforment en composition artistique.

Café chez Zia Nina, Juin 2022

Le gabian, Miseno, Juillet 2022

Scénographie

La scénographie s’inspire d’un décor méditerranéen simple et vivant, évoquant l’extérieur des maisons de Bacoli, les cours, les terrasses et les étendoirs où le linge sèche au soleil. Les œuvres textiles sont suspendues de manière à créer un rythme visuel dans l’espace, comme une succession de fragments de mémoire.

Les photographies sont disposées en complément, sur les murs ou dans des cadres, afin de prolonger l’installation et d’ancrer le projet dans une dimension documentaire et poétique. L’ensemble compose un parcours qui invite le spectateur à entrer dans une histoire intime sans l’enfermer dans un récit fermé.

L’idée n’est pas de reconstituer un décor réaliste, mais de faire surgir une atmosphère : celle d’un lieu habité par les gestes, les présences et les souvenirs.

SÉRIE PHOTOS

SÉRIE PHOTOS

Photographies des toiles soigneusement choisies et mises en scène, prises dans mon intérieur par la photographe Caroline Feraud.

Avril 2025.

SÉRIE PHOTOS

SÉRIE PHOTOS

Balade des oeuvres dans les calanques de Niolon à Marseille par la photographe Caroline Feraud.

Mai 2025.